International Candidat ou pas à l'élection présidentielle du 23 décembre prochain, Joseph Kabila a de nombreux opposants.

A la tête de la République démocratique du Congo depuis deux mandats, le doute autour de sa possible candidature pour un troisième mandat, qui enfreindrait du même coup la Constitution, suscite des réactions dans le pays d'Afrique centrale.

S'il dispose encore de nombreux soutiens, le président sortant de 47 ans, en poste depuis janvier 2001, a également de nombreux opposants qui cherchent à prendre sa suite à la tête du pays. En voici les principaux.

En tête de cette liste figure Jean-Pierre Bemba, l'ancien chef rebelle au régime de Kabila. Jugé pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre en juin 2018, il a été acquitté en appel par la Cour pénale internationale et a annoncé le dépôt de sa candidature jeudi dernier.

Moïse Katumbi Chapwe fait aussi figure d'un des opposants les plus féroces au régime de Kabila. Cet homme d'affaires aux ambitions de pouvoir préside la plateforme électorale "Ensemble pour le changement". Toujours empêché de rentrer au pays, il mène campagne depuis l'extérieur et bénéficie d'un large soutien qui appelle à l'ouverture des frontières pour l'ancien gouverneur de la province du Katanga.

Félix Tshisekedi, fils d'Etienne Tshisekedi, l'ancien Premier ministre du Zaïre, se présente au nom l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Fervent opposant de la lignée Mobutu-Laurent-Désiré et Joseph Kabila, il a annoncé sa candidature ce mardi, à près de 24 heures de la fermerture des listes électorales. 

Reste enfin Vital Kamerhe, ancien président de l'Assemblée nationale. Jadis dans le giron de Joseph Kabila, il a fini par se tourner vers l'opposition en créant l'Union pour la nation congolaise (UNC). Déjà présent au dernier scrutin de 2011, il était arrivé troisième avec 7,74 %, tout en dénonçant des irrégularités dans le processus électoral.