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La reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël par le président américain Donald Trump "rend la paix possible" au Proche-Orient, a affirmé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, lors de sa première visite à Bruxelles. "Jérusalem est la capitale d'Israël, personne ne peut le nier (...) Cela rend la paix possible car reconnaître la réalité est la substance de la paix", a-t-il plaidé aux côtés de la cheffe de la diplomatie de l'UE Federica Mogherini, avant de rencontrer les ministres des Affaires étrangères de l'Union.

"Ce qu'a fait le président Trump traduit carrément les faits. La paix est fondée sur la réalité, sur la reconnaissance de la réalité", a ajouté M. Netanyahu, le premier chef de gouvernement d'Israël à se rendre auprès des institutions européennes depuis 22 ans.

"Il y a maintenant un effort en cours pour présenter une nouvelle proposition de paix par l'administration américaine. Je pense qu'il faut voir ce qui est présenté et si on peut faire avancer la paix", a-t-il dit.

Le président Trump a décidé de dépêcher son vice-président Mike Pence à la fin du mois au Proche-Orient mais les dirigeants palestiniens lui ont opposé une fin de non-recevoir.

De son côté, Mme Mogherini a réitéré la position de l'Union européenne en faveur d'un Etat israélien et d'un Etat palestinien vivant côte à côte, et de Jérusalem comme capitale de ces deux Etats.

"En tant que partenaires et amis d'Israël, nous pensons qu'il est dans les intérêts sécuritaires d'Israël de trouver une solution durable et globale" au conflit israélo-palestinien, a estimé la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères.

Mme Mogherini a également condamné "toutes les attaques contre des Juifs, partout dans le monde, y compris en Europe", à la suite de la décision américaine.

Netanyahu à Bruxelles pour rencontrer les ministres des Affaires étrangères de l'UE

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu rencontre ce lundi à Bruxelles, lors d'un petit déjeuner "informel", les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne, cinq jours après la reconnaissance controversée par les Etats-Unis de Jérusalem comme capitale d'Israël. Sa visite avait été décidée avant cette annonce, et les ministres européens devraient y réitérer leurs demandes à "reprendre des négociations significatives" avec les représentants des Palestiniens, selon Federica Mogherini, cheffe de la diplomatie européenne.

Les ministres auront cependant du mal à cacher des fractures de plus en plus profondes au sein de l'Union, dans une situation où plusieurs Etats membres - notamment la Hongrie, la Grèce et la Lituanie - veulent gommer les aspérités de la difficile relation entre l'UE et Israël. La Hongrie a ainsi bloqué mercredi soir, après l'annonce de Donald Trump sur Jérusalem, la publication d'une condamnation au nom des 28 Etats membres, procédure qui, dans l'échelle des réactions diplomatiques de l'UE, est le moyen d'expression le plus fort. M. Netanyahu arrive de Paris, où il s'est entretenu dimanche avec le président français Emmanuel Macron lors d'un déjeuner au cours duquel les deux dirigeants sont largement restés sur leurs positions respectives.