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Ce jeudi 17 mai, les Burundais sont convoqués à un référendum sur des modifications de la Constitution proposées par le gouvernement du président Pierre Nkurunziza. Les opposants n'ayant pu faire campagne pour le "non" et des pressions étant exercées pour que les Burundais s'inscrivent sur les listes électorales, il fait peu de doute que ce projet sera adopté.

La Libre Belgique a interrogé le constitutionnaliste belge Stef Vandeginste (Université d’Anvers), spécialiste du Burundi, sur ce que prévoient ces modifications, rendues publiques le 8 mai seulement par la Ceni (Commission électorale nationale indépendante). Selon le juriste, le projet comprend de “nombreuses différences” avec la loi fondamentale en vigueur, dont le socle était l’Accord de paix d’Arusha, qui avait mis fin à la guerre civile Hutus-Tutsis. “En gros, les amendements accroissent le pouvoir du Président et celui du parti qui recueillera la majorité des votes”, soit le CNDD-FDD du président Pierre Nkurunziza, a-t-il indiqué.

Vers un gouvernement monocolore?

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