International Huit mois après leur exode massif, les réfugiés musulmans veulent se battre pour que la justice soit rendue et le gouvernement et les militaires birmans condamnés. Ils comptent pour cela sur la communauté internationale.


Dans l’une des rares artères ombragées du camp de réfugiés de Kutupalong, sous une cahute faite de bambou et de bâches en plastique, Mujib Hullah est impatient. Assis en tailleur, vêtu d’une chemise blanche et d’un longyi, il tente de chasser la chaleur suffocante avec un éventail. Sur le sol, le quadragénaire a amassé des dizaines de notes : des preuves, selon lui. Arrivé au Bangladesh voici sept mois comme près de 700 000 autres Rohingyas, il n’en démord pas : les Birmans commettent un génocide à l’encontre de son peuple.

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