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Le convoi de Jean-Pierre Bemba pris dans l’enthousiasme d’une population kinoise toujours prompte à saluer le retour des enfants du pays ne pouvait respecter les injonctions surréalistes de la police congolaise et roulait donc au pas.

Un « crime » suffisant visiblement pour les forces de l’ordre qui n’ont pas hésité à ouvrir le feu et à utiliser des bombes lacrymogènes à proximité du véhicule du chairman.

Sur le coup de 13h15, le convoi qui emmène Jean-Pierre Bemba a été dévié, la police a emmené le chairman et d’autres véhicules vers une destination inconnue.

« Ils ont tiré à balles réelles. Des gens ont été touchés. C’est la panique », explique un témoin. « La foule était de plus en plus dense, les chants hostiles au régime. Soudain, les policiers ont envoyés des gaz tout près du véhicule où se trouvait Jean-Pierre Bemba et tout a dégénéré. Les gens sont très en colère. Le régime devient fou » .

Un homme fusillé

Un homme a été tué par balle lors de manifestations post-électorales mercredi à Harare, a constaté un photographe de l'AFP.

L'homme a reçu une balle dans l'estomac et a succombé à ses blessures, selon la même source. Des centaines de partisans de l'opposition sont descendus dans la rue mercredi dans la capitale zimbabwéenne après l'annonce officielle de la victoire aux législatives du parti au pouvoir depuis 1980, la Zanu-PF. La police et l'armée sont intervenues pour tenter de les disperser.