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Le Conseil de sécurité de l'ONU a demandé au gouvernement birman de coopérer avec des experts onusiens pour enquêter sur les accusations d'atrocités commises contre les Rohingyas, selon une lettre consultée par l'AFP mardi. Au moins 700.000 musulmans rohingyas, cibles d'opérations de l'armée birmane dans l'ouest du pays, ont fui le pays depuis août 2017. Le Royaume-Uni, la France, les Etats-Unis et l'ONU ont qualifié ce qui s'est passé de nettoyage ethnique, ce que la Birmanie récuse.

Après la visite d'une délégation du Conseil en Birmanie début mai, ce dernier a noté que le gouvernement avait accepté d'enquêter sur les allégations, mais a souligné que des organisations de l'ONU devaient être impliquées.

Lancer des enquêtes indépendantes et transparentes "sur toutes les allégations de violations et d'abus des droits de l'Homme et demander des comptes aux auteurs de violences, avec la participation de la communauté internationale (...), transformerait cet engagement en actions concrètes", indique la lettre envoyée le 31 mai. "Nous restons sérieusement préoccupés par la situation", ajoute-t-elle.

Le Conseil de sécurité a demandé à la Birmanie de répondre à sa requête dans les 30 jours. La Birmanie a refusé à une mission d'enquête du conseil des droits de l'Homme de l'ONU d'entrer dans le pays, tout comme elle l'a fait pour la rapporteuse spéciale de l'ONU sur la Birmanie, Yanghee Lee.

La nouvelle émissaire de l'ONU pour la Birmanie, Christine Schraner Burgener, doit se rendre pour la première fois dans le pays dans les semaines à venir.