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La journaliste de la radio russe Echo de Moscou, Tatiana Felguenhauer, poignardée lundi dans sa rédaction, a été victime d'un "fou" et non d'un climat hostile aux médias critiques du pouvoir en Russie, a estimé mardi le Kremlin. "Tenter de relier cet événement tragique, lié à la manifestation d'une telle folie, avec quelque chose d'autre n'est pas logique ou correct de notre point de vue", a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Des voix se sont élevées après le drame pour dénoncer un climat de haine envers les médias indépendants alimenté par le pouvoir.

Mardi, la journaliste se trouvait toujours en réanimation, son état s'améliorant légèrement, ont indiqué l'hôpital et son employeur. Poignardée au cou, elle se trouvait "dans un état assez grave".

Présentatrice d'une émission populaire le matin sur cette radio critique du pouvoir dont elle est la rédactrice en chef adjointe, Tatiana Felguenhauer a été agressée lundi à la mi-journée dans les locaux d'Echo de Moscou, situés en plein centre de la capitale russe.

L'assaillant, un Russo-israélien de 48 ans identifié par le Comité d'enquête russe comme Boris Grits, semblait motivé par une "hostilité personnelle" contre Tatiana Felguenhauer, a indiqué la police.

Présentatrice d'une émission populaire le matin sur cette radio critique du pouvoir dont elle est la rédactrice en chef adjointe, Tatiana Felguenhauer a été agressée lundi à la mi-journée dans les locaux d'Echo de Moscou, situés en plein centre de la capitale russe.

Après avoir été opérée et placée en coma artificiel en fin d'après-midi lundi, elle se trouvait mardi "en salle de réanimation", a indiqué à l'AFP un représentant de l'Institut hospitalier Sklifossovski, ajoutant que la journaliste, poignardée dans le cou, se trouvait "dans un état assez grave".

Ses cordes vocales n'ont pas été affectées et le pronostic est "favorable", selon la radio, qui a précisé que les docteurs se concertaient mardi pour décider de la suite des soins.

L'assaillant, un Russo-israélien de 48 ans identifié par le Comité d'enquête russe comme Boris Grits, semblait motivé par une "hostilité personnelle" contre Tatiana Felguenhauer, a indiqué la police.

Il a affirmé avoir avec la victime "un lien télépathique depuis 2012" et assure qu'elle "le pourchassait sexuellement toutes les nuits" via ce "lien", dans une vidéo publiée par la police.

De son côté, le syndicat des journalistes russes a regretté la diffusion récente de reportages à charge contre Echo de Moscou sur la chaîne publique d'information, Rossiïa-24, relais des points de vue du Kremlin.

"Nous estimons que ces sujets alimentent la haine à l'encontre de nos confrères et ont pu provoquer l'attaque contre Tatiana par un individu déséquilibré", avait indiqué le syndicat dans un communiqué lundi.

La radio Echo de Moscou, première station libre née en 1990 avant la chute du régime soviétique, était passée sous le contrôle du groupe public gazier Gazprom en 2001, un an après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine.

De nombreux journalistes ont été agressés, blessés ou assassinés ces dernières années dans le pays, et les enquêtes de police n'aboutissent que très rarement. Selon le Comité pour la protection des journalistes, quelque 58 journalistes ont été tués en Russie depuis 1992.