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Le président français Nicolas Sarkozy a rendu jeudi à Aix-la-Chapelle un hommage insistant à la chancelière allemande Angela Merkel, conçu comme une nouvelle démonstration publique de la bonne entente retrouvée entre les deux dirigeants. " Affection ", " très grande amitié ", " respect ", " grande admiration "... En prononçant l'éloge de "Angela", lauréate 2008 du prix Charlemagne pour son engagement européen, "Nicolas" n'a pas lésiné sur les louanges afin de faire oublier les tensions qui ont agité la première année du nouveau couple franco-allemand. " J'ai beaucoup d'admiration pour cette femme de l'Est qui s'est trouvée à la tête de 27 pays d'Europe et d'une Allemagne réunifiée , a déclaré le président français. Qu'une jeune femme de derrière le Rideau de Fer ait pu devenir une femme d'Etat à la tête d'une Europe réunifiée, en moins de trente ans, quel parcours ! ", a-t-il insisté.

En vingt minutes d'un discours largement improvisé, le chef de l'Etat français s'est appliqué à effacer toutes les traces des frictions qui l'ont récemment opposé à la chancelière, notamment autour du projet français d'Union pour la Méditerranée. " La presse parle beaucoup de notre couple ", a lancé Nicolas Sarkozy en s'adressant au mari de la chancelière, Joachim Sauer, rebaptisé pour l'occasion " M. Merkel ". " Je voudrais lui dire de ne pas croire tout ce qui est écrit dans la presse : j'aime Angela Merkel beaucoup plus que ce qu'ils disent , a-t-il assuré. Angela et moi, on fait un couple harmonieux (...) c'est une femme que je respecte, une femme courageuse, c'est une femme intelligente et en douze mois, M. Merkel, Angela et moi nous nous sommes vus douze fois et, compte tenu de son emploi du temps, je suis prêt à comparer nos agendas ! ", a-t-il poursuivi en faisant s'esclaffer la salle des Couronnements de la mairie d'Aix.

Sur un mode plus sérieux, le Président a aussi tenu à souligner son attachement au couple franco-allemand, que certains ont considéré comme menacé par le rapprochement récent de Paris avec Washington et Londres. (AFP)