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Le Parti communiste chinois (PCC) a fait limoger un haut dirigeant provincial, après un retentissant scandale de vaccins défectueux qui avait provoqué un tollé en Chine courant juillet, a annoncé jeudi un média d'Etat. Les autorités avaient découvert un processus de fabrication illégal de vaccins contre la rage dans un laboratoire pharmaceutique de la province du Jilin (nord-est). Pékin n'avait pas pu enrayer la colère de l'opinion publique malgré son contrôle étroit des réseaux sociaux.

L'entreprise incriminée, Changchun Changsheng, est soupçonnée d'avoir falsifié des registres de production et modifié des paramètres de fabrication. Quinze personnes ont été arrêtées, dont la PDG de l'entreprise.

Jin Yuhui, vice-gouverneur de la province du Jilin où est basée l'entreprise, a été démis de ses fonctions, a annoncé jeudi l'agence Chine nouvelle. Il était en charge de la surveillance des aliments et des médicaments.

La décision a été validée lors d'une réunion du Comité permanent du Bureau politique du PCC. Cette instance de sept membres détient la réalité du pouvoir en Chine et est dirigée par le président chinois Xi Jinping.

"Ceux qui violent la loi et mettent en danger la sécurité publique, notamment en matière de vaccins et de médicaments, doivent être sévèrement punis", a indiqué Chine nouvelle, citant les conclusions de la réunion.

"Il est nécessaire d'encourager les cadres à bien agir et à s'acquitter de leurs fonctions avec sérieux, et de traiter les manquements à leurs devoirs avec fermeté", ont souligné les dirigeants.

Au début du scandale, Xi Jinping avait été contraint de réagir publiquement en dénonçant les pratiques "odieuses et choquantes" de la compagnie pharmaceutique. Une inspection nationale des laboratoires de production de vaccins avait été engagée.

Mais de nombreux parents chinois disent n'avoir plus confiance dans les vaccins administrés à leurs enfants.