Ségolène Royal confie ses "humiliations"

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International

Ségolène Royal s'est confiée au Figaro lors du congrès de l'Internationale Socialiste, au Cap, en Afrique du Sud. Elle est notamment revenue sur sa défaite aux législatives et sur le tweet préalable de Valérie Trierweiler, en soutien au candidat socialiste dissident Olivier Falorni.

L'ex-candidate à la présidentielle a vécu ces évènements comme une humiliation violente imméritée. "La Rochelle, c'est une injustice. Un crash. Un accident de parcours. Je ne mérite pas ça", raconte-t-elle dans les colonnes du quotidien français.

"Subir une humiliation comme cela, sous plusieurs angles, c'est violent", explique-t-elle. La défaite politique s'est, effectivement, ajoutée à une "humiliation" sur le plan personnel, en tant qu'ancienne compagne de l'actuel président François Hollande. "La défaite politique a été doublée d'un tweet de soutien à Falorni de Trierweiler", explique Le Figaro pour qui n'aurait pas compris ce qui était écrit entre les lignes. "Ça reste un double choc", précise Ségolène Royal.

Interrogée sur les ouvrages qui fleurissent en cette rentrée sur les relations entre elle, François Hollande et Valérie Trierweiler, elle réclame qu'on la "laisse tranquille". "Cette exhibition est sans limite, déplorable. Je ne mérite pas d'être 'peopolisée' comme ça" et "en plus ces récits sont misogynes: on met en scène une sorte de pugilat".

Et de prendre la défense du père de ses enfants : "Tout cela, ce n'est pas bon pour François". "Il essaie de gérer au mieux. La dignité politique est atteinte, pas le profond respect et l'amitié que nous avons l'un pour l'autre".

Face à ces évènements, Ségolène Royal se voyait mal participer à l'Université d'été du PS, au mois de juin dernier. "J'aurais été pourchassée par les médias. Tout le monde m'aurait guettée, scrutée", argumente celle qui a préféré rester quelque temps dans l'ombre.

En retrait depuis le mois de juin, elle ne compte pas se retirer de la vie politique pour autant. "Je ne vais pas entrer au couvent! Arrêter ? C'est impensable. J'ai trente ans de vie politique. C'est ma passion".

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