Ségolène Royal, la nouvelle Blanche-Neige?

Nicolas Capart Publié le - Mis à jour le

International

"Un jour mon tour viendra, un jour on m'appellera... Qu'ils viennent me chercher, je les attends, craintive et cœur battant... Mon beau rêve enchanté, enfin deviendra réalité!" Certes, l'analogie est facile, mais on imagine aisément Ségolène en Blanche-Neige chanter cette sérénade sur son balcon, les cheveux noués, les lèvres écarlates et les yeux gorgés d'espoir. Perdue sous les arcanes du pouvoir français, exclue du secret des grands, ex-femme déchue du désormais Président français et sans domicile fixe – ou presque – politiquement parlant. Aura-t-telle droit à son "happy end"?

Ce lundi 9 juillet, elle assistait à l'ouverture de la conférence sociale au conseil économique, social et environnemental de Paris. L'occasion pour la toujours présidente socialiste de la région Poitou-Charentes de sortir de la réserve dans laquelle la candidate s'était enfermée après sa défaite électorale du 17 juin lors des législatives à la Rochelle. Ce matin, dans les studios radio de RTL, Ségolène a déclaré n'avoir "rien demandé à personne" pour obtenir d'éventuelles nouvelles attributions, ajoutant "imaginer" qu'on lui en proposerait un jour.

Histoire de se vendre un tantinet et de prouver sa bonne volonté, Royal a néanmoins tenu à préciser qu'elle s'impliquait "plus que jamais" dans ses fonctions actuelles. Avant de s'amuser des rumeurs et autres quolibets dont elle fait aujourd'hui l'objet: "Tous les jours pratiquement, on me prête une nouvelle fonction". Même si d'aucuns citent toujours son nom pour une éventuelle nomination à la tête de la future banque publique d'investissement souhaitée par les socialistes.

Mais l'amie Ségolène a du répondant et croit en sa bonne étoile: "Le moment viendra où je serai utile à mon pays dans la fonction qui me sera proposée" a-t-elle affirmé. Pour l'instant, rien ne se passe et la plupart en doute dans les couloirs politiques de l'Hexagone. D'où la question insistante du journaliste de RTL: "Cela aura lieu?". Et la sobre réponse "méthode coué" de l'interviewée: "J'imagine..." Comme quoi, il n'y a pas d'âge pour croire aux contes de fée.

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