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La Corée du Nord "a gagné la médaille d'or de la communication", mais il n'est pas question de lever les sanctions à l'égard du régime de Pyongyang tant que des éléments concrets d'un plan de dénucléarisation du pays n'auront pas été mis en oeuvre, a indiqué lundi après-midi le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, en marge d'un conseil des ministres européens des Affaires étrangères à Bruxelles. Les 28 ministres européens ont rencontré, lundi matin, leur homologue sud-coréenne, Kang Kyung-Wha, pour évoquer les récents développements dans les relations avec la Corée du Nord. "Il y a peut-être un peu d'espoir de ce côté-là", a reconnu le ministre belge lors d'un point presse avec les journalistes. "La première étape, c'est un dialogue entre les deux Corées, qui préparerait, peut-être pour le mois de mai, une rencontre entre les présidents américain (Donald Trump) et nord-coréen (Kim Jong-Un)."

Mais cette "ouverture" ne signifie pas pour autant la fin des sanctions. "Il faut continuer à maintenir la pression à travers des sanctions, pas seulement jusqu'au début d'un dialogue, pas seulement jusqu'à un accord, un jour peut-être, sur la dénucléarisation de la Corée du Nord, mais plus fondamentalement jusqu'à la mise en oeuvre d'un certain nombre d'éléments concrets de cet accord." Il faudrait aussi, selon le ministre, inciter d'autres partenaires - certains pays africains, des armateurs - à adopter cette attitude.

Pour Didier Reynders, "on a l'impression que la médaille d'or de la communication est allée à la Corée du Nord pendant l'ensemble des Jeux olympiques". "C'est quand même un message très fort de dialogue et d'ouverture", a-t-il ajouté.