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Le président américain Donald Trump a accusé mercredi l'ancien directeur du FBI James Comey d'être intervenu en faveur d'Hillary Clinton, l'an dernier, dans l'épineuse enquête sur les courriels de l'ancienne candidate démocrate à la Maison Blanche.

Le président républicain fonde ses accusations sur un courriel de l'ex-premier policier des Etats-Unis daté du 5 juillet 2016 et publié lundi par la police fédérale, qui l'a présenté comme un brouillon de la déclaration faite par M. Comey annonçant la fin de l'enquête visant Mme Clinton et l'exonérant de toute poursuite.

"Wow, le FBI confirme l'information selon laquelle James Comey a ébauché une lettre déchargeant Hillary-la-crapule bien avant que l'enquête n'ait été close", a lancé Donald Trump dans une salve de tweets, dénonçant une enquête dans laquelle Hillary "Clinton elle-même" n'a pas été interrogée. "Comey a déclaré sous serment qu'il n'avait pas fait ça - intervention évidente (dans l'enquête, ndlr)? Où est le ministère de la Justice ?", dont dépend le FBI, a-t-il encore demandé.

Pour le président américain, qui a limogé l'ancien patron du FBI le 9 mai dernier en pleine enquête sur de possibles liens entre son équipe de campagne et la Russie lors de la présidentielle de 2016, "James Comey a menti et fait fuiter (des informations à la presse, ndlr) et totalement protégé Hillary Clinton". "Il est la meilleure chose qui ne lui soit jamais arrivée."

Les documents auxquels le magnat de l'immobilier se réfère avaient été presque entièrement caviardés par le FBI à l'exception des en-têtes d'un email envoyé par James Comey à des conseillers le 16 mai. Dans un second courriel, il demande également des retours "sur cette déclaration" avant de pouvoir la soumettre à la hiérarchie.

De son côté, l'intéressé a nié avoir influé sur les résultats de l'enquête qui a empoisonné la campagne de l'ancienne Première dame face à Donald Trump. Elle était accusée d'avoir utilisé, du temps où elle dirigeait la diplomatie américaine (2009-2013), une messagerie privée pour des correspondances d'Etat.