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La police slovaque a annoncé samedi avoir relâché, au terme des 48 heures légales de détention, les sept ressortissants italiens interpellés après le meurtre du journaliste Jan Kuciak qui enquêtait sur la corruption présumée au plus haut niveau en lien avec la mafia italienne. "Dans les délais légaux (48 heures) mis à sa disposition, l'enquêteur a vérifié les faits nécessaires pour porter (éventuellement) des accusations. Au bout de 48 heures, les détenus ont été libérés", précise un communiqué de la police, sans autres détails.

La police avait identifié les sept hommes arrêtés comme étant Antonino V. (42 ans), Sebastiano V. (40 ans), Bruno V., Diego R. (62 ans), Antonio R. (58ans), Pietro C. (26 ans) et Pietro C. (54 ans).

Selon les médias slovaques, il s'agit de l'homme d'affaires italien Antonino Vadala et de plusieurs membres de sa famille que Jan Kuciak soupçonnait de liens avec la mafia calabraise 'Ndrangheta.

Le journaliste de 27 ans travaillait pour le site slovaque aktuality.sk, appartenant à l'Allemand Axel Springer et au Suisse Ringier.

Son corps et celui de sa compagne, tués par balle, ont été découverts dimanche dans leur maison à Velka Maca, près de Bratislava.

Leur meurtre a relancé le débat sur la liberté de la presse et la corruption en Europe.

Les obsèques de Jan Kuciak devaient avoir lieu samedi après-midi dans le village de Stiavnik, près de la frontière tchèque.

La fiancée du journaliste, Martina Kusnirova, a, elle, été enterrée vendredi vêtue d'une robe de mariée, dans la ville de Gregorovce, lors de funérailles en présence de centaines de personnes, ont rapporté les médias locaux.

Des milliers de personnes, dont 25.000 à Bratislava, ont participé vendredi soir à des manifestations anti-corruption, organisées à travers la Slovaquie.