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C'est l'avenir de l'espace Schengen qui est en jeu lors du sommet de ces jeudi et vendredi à Bruxelles, a nuancé le Premier ministre Charles Michel à son arrivée au Conseil européen, dont la migration est l'un des principaux enjeux. 

La chancelière allemande Angela Merkel, dont le gouvernement est fragilisé par la position dure de son aile la plus droitière sur le dossier migratoire, n'avait pas hésité quant à elle à affirmer que "le destin" de l'Union était l'enjeu de ce sommet.

"C'est en tout cas un moment très important: voulons-nous oui ou non protéger la zone Schengen" qui garantit le franchissement libre des frontières intérieures, a nuancé M. Michel.

Et le Premier ministre d'insister sur la nécessité de mieux protéger les frontières extérieures de l'Union. "Toutes les grandes démocraties protègent leurs frontières extérieures, c'est une question d'ordre public, de sécurité et d'État de droit. C'est aussi une manière de rendre le débat sur la solidarité européenne plus réaliste", a commenté le chef du gouvernement belge.

En termes de solidarité précisément, le Sommet de Bruxelles devrait constater les divergences de vues sur la révision du règlement de Dublin, qui envisage des quotas d'accueil obligatoires de réfugiés, quotas rejetés par les pays les moins enclins à la solidarité.

Pour M. Michel, le Sommet devra donc aussi montrer que les pays européens peuvent appuyer les deux pays les plus exposés aux premières entrées dans l'Union, Grèce et Italie.

Il importe aussi à ses yeux de mieux conclure des accords avec des pays africains. "Je suis favorable à des centres en Afrique - avec la nécessité de négocier avec ces États souverains, et une participation active des Nations unies pour garantir la dignité et la sécurité des individus", a répété le Premier ministre, soulignant la nécessité de faire la distinction entre ceux qui sont dans les conditions pour être reconnus comme réfugiés au regard du droit international et ceux qui ne le sont pas.