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Carles Puigdemont sera de retour dès la semaine prochaine en Belgique, a affirmé son avocat Paul Bekaert.

L'ancien président séparatiste de la Catalogne, Carles Puigdemont, reviendra en Belgique la semaine prochaine, indique jeudi son avocat Paul Bekaert. Cette annonce intervient après le retrait par l'Espagne du mandat d'arrêt international le visant pour son rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne en octobre. "Il est logique que M. Puigdemont revienne à Bruxelles. La capitale de l'Europe est un meilleur endroit pour mener ses actions que le (land allemand du) Schleswig-Holstein", estime Me Bekaert. "Vraisemblablement, il retournera la semaine prochaine à Waterloo, à l'adresse où il a déjà séjourné précédemment."

"Il est clair que la décision de la Cour suprême espagnole de retirer le mandat d'arrêt international n'a pas été prononcée par pure charité", ajoute l'avocat. "Le problème est que la justice espagnole ne pouvait plus poursuivre M. Puigdemont pour rébellion, et donc le condamner à une longue peine."

Concrètement, le retrait du mandat d'arrêt international signifie que Carles Puigdemont peut se rendre à l'étranger sans risque d'être poursuivi. Un retour en Espagne n'est cependant pas possible car le mandat d'arrêt espagnol est lui toujours en vigueur.

Le retrait du mandat d'arrêt international fait suite à une décision prise par la justice allemande la semaine dernière. Celle-ci a accepté de remettre M. Puigdemont à l'Espagne pour des faits de détournement de biens publics, mais pas pour rébellion. Cette dernière prévention aurait pu le condamner à 25 ans de prison.

Le juge espagnol en charge de l'enquête sur la tentative de sécession de la Catalogne, Pablo Llarena a refusé que l'ex-président catalan ne soit remis que pour ce premier délit et a retiré les mandats d'arrêt européens et internationaux à l'encontre de six dirigeants catalans.

Carles Puigdemont accumule les ennuis judiciaires depuis le référendum sur l'indépendance de la Catalogne d'octobre 2017. Selon la justice espagnole, 1,6 million d'euros d'argent public a été détourné pour organiser le scrutin, considéré comme illégal.

Le 25 mars dernier, l'ancien président de la Catalogne a été interpellé dans le land allemand du Schleswig-Holstein sur une autoroute en provenance du Danemark, alors qu'il revenait de Finlande pour se rendre en Belgique.