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Nicolas Sarkozy est renvoyé en correctionnelle pour "corruption" et "trafic d’influence", annonce Le Monde. Il va faire appel de cette décision.

Cette affaire remonte à 2014. Nicolas Sarkozy était soupçonné d'avoir, avec son avocat, tenté d'obtenir indûment auprès d'un haut magistrat de la Cour de cassation, Gilbert Azibert, des informations couvertes par le secret dans l'affaire Liliane Bettencourt, où il contestait la saisie de ses agendas après avoir bénéficié d'un non-lieu.

En échange de ces renseignements souhaités, Nicolas Sarkozy aurait promis d'intervenir pour que le magistrat obtienne un poste de prestige à Monaco. Au final, l'ex-président n'a pas obtenu gain de cause sur ses agendas à la Cour de cassation, ni Gilbert Azibert le poste convoité.

A l'époque, Nicolas Sarkozy sait qu'il est sur écoute. Il utilise donc un portable non officiel pour dialoguer avec son avocat, souscrit au nom d'emprunt de Paul Bismuth. Sauf que ce portable privé est lui aussi écouté par les enquêteurs. Or, c'est avec cet appareil que l'ex-chef de l'Etat et son conseil auraient évoqué la manière de corrompre le juge.

Ce dossier avait valu à l'été 2014 à Nicolas Sarkozy d'être le premier ancien chef de l'Etat placé en garde à vue.

Aujourd'hui, d'après Le Monde, les juges financiers ont signé l’ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris de l’ex-chef de l’Etat. Conséquence : un procès pourrait avoir lieu.

Signalons que l'affaire libyenne, pour laquelle Sarkozy a été mis en examen la semaine dernière, n'a pas de lien avec ce dossier-ci.

© AFP