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Gina Haspel, le choix du président américain Donald Trump pour endosser la direction de la CIA, a proposé de faire un pas de côté. Selon les informations du quotidien Washington Post, elle aurait dit vendredi à la Maison Blanche qu'elle renoncerait à sa nomination si cela devait ternir son image ainsi que celle de l'agence de renseignement américaine. 

La nomination de Mme Haspel en tant que première femme directrice de la CIA devait être approuvée mercredi par le Sénat, mais elle a été appelée à la Maison Blanche avant le week-end et questionnée sur son implication dans le programme controversé d'interrogatoire de la CIA, comme l'a affirmé une source anonyme au sein de l'administration au Washington Post.

Gina Haspel aurait joué un rôle dans la torture présumée de détenus suspectés de terrorisme dans la foulée des attentats du 11-Septembre.

Le rendez-vous de vendredi à la Maison Blanche a été suivi d'un entretien de plusieurs heures aux quartiers généraux de la CIA avec notamment le directeur des affaires législatives Marc Short et la porte-parole de la Maison Blanche Sarah Huckabee Sanders.

Donald Trump a ensuite téléphoné à son équipe pour appuyer le maintien de la nomination de Mme Haspel. Samedi, elle aurait accepté de rester à son poste.

En 2002, Gina Haspel gérait un centre de détention secret de la CIA qui aurait torturé les détenus soupçonnés d'appartenir à l'organisation terroriste Al-Qaïda.

Passée directrice adjointe de l'agence de renseignement en 2017, elle a été désignée mardi dernier pour remplacer Mike Pompeo, fait Secrétaire d'Etat.

Sa nomination a été critiquée jusque dans les rangs des républicains, le sénateur John McCain appelant à des explications sur son rôle dans l'un des "chapitres les plus sombres de l'histoire américaine".