International Dès qu’on entre dans le camp, l’odeur d’urine prend à la gorge. Une odeur âcre à laquelle tout le monde semble s’être habitué, même les enfants qui s’amusent sur le ciment. Leur sourire tranche avec les visages fatigués des adultes qui vont et viennent dans l’allée centrale du hot-spot de Samos.
A droite, des grillages surmontés de barbelés, où sèchent des vêtements, rappellent qu’il n’y a pas si longtemps, ce camp était une prison pour les migrants. A gauche, des tentes posées sur la terre font face à des conteneurs en dur. Entre les deux, des draps tendus pour donner l’illusion d’une intimité, forcément impossible.
Reportage.
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