International

Au moins 54 combattants kurdes et rebelles syriens pro-turcs ont été tués en trois jours d'affrontements dans le nord-ouest de la Syrie, où la Turquie a lancé une offensive contre l'enclave kurde d'Afrine, a annoncé lundi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Les frappes aériennes turques et les affrontements ont tué 26 combattants dans le camps kurde", a indiqué le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Il a également fait état de la mort de 19 combattants dans le camp adverse parmi les rebelles syriens soutenus par Ankara. Par ailleurs, "neuf corps sont toujours non-identifiés", selon lui.

Depuis samedi, 22 civils ont également été tués dans les bombardements turcs, et deux personnes sont mortes dans les bombardements kurdes visant les territoires syriens des rebelles soutenus par Ankara, selon un nouveau bilan de l'OSDH.

Ankara nie prendre pour cible les civils.

La Turquie a lancé samedi une offensive contre une milice kurde syrienne qu'elle considère comme terroriste et qui tient la région d'Afrine.


Manifestation kurde à Schuman contre l'opération turque

Des membres de la communauté kurde ont manifesté lundi sur la place Schuman à Bruxelles contre l'opération menée par la Turquie sur Afrine, région contrôlée par les Kurdes en Syrie. L'offensive des Turcs cible une milice kurde en Syrie. Les manifestants ont exigé une réaction des Nations Unies à l'encontre du président Erdogan. "Nous remarquons que là où l'Etat islamique (EI) a été tenu en échec, l'Etat turc n'est que trop heureux de reprendre le flambeau afin de détruire l'entité démocratique kurde. Cela prouve à quelle type d'opposition les Kurdes du Moyen-Orient doivent faire face", a indiqué un des représentants de la communauté kurde en Belgique.

Près de 150 personnes se sont rassemblées lors de l'évènement, brandissant des panneaux condamnant les actions de M. Erdogan et le qualifiant de "dictateur" et "assassin".

Huit civils ont été tués dimanche dans des frappes de l'aviation turque sur la milice des Unités de protection du peuple (YPG) dans l'enclave d'Afrine.

"Nous appelons les Nations Unies à agir rapidement et à établir des zones de sécurité pour protéger les droits de l'homme de la population kurde", a enjoint le responsable kurde.