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Les médias d'Etat syriens se sont rétractés mardi, évoquant une "fausse alerte" après avoir annoncé dans la nuit que la défense aérienne syrienne avait abattu des missiles au-dessus de la province centrale de Homs. "Une fausse alerte concernant une violation de l'espace aérien durant la nuit a entraîné le déclenchement des sirènes de la défense aérienne", reconnaît l'agence officielle Sana, citant une source militaire. "Il n'y a pas eu d'attaque extérieure sur la Syrie", précise-t-elle.

De "fortes explosions"

Une ONG, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), a fait état de fortes explosions entendues près de la base aérienne d'Al-Chaayrate dans la province de Homs, et dans la région de Qualamoun près de Damas où deux autres bases aériennes sont situées. La télévision officielle syrienne a déclaré qu'il s'agissait d'une "agression", sans préciser qui selon elle était à l'origine de ces missiles. "Je ne suis pas au courant d'un tel incident", a affirmé un porte-parole de l'armée israélienne, interrogé par l'AFP sur des rumeurs selon lesquelles il pourrait s'agir d'une attaque israélienne. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ainsi que la France ont mené au cours du week-end des frappes contre des positions militaires du régime de Damas, en représailles à une attaque chimique présumée une semaine plus tôt dans la ville de Douma, ultime fief rebelle dans la Ghouta.

Des sources syriennes démentent les informations sur une attaque aux missiles

Des sources militaires syriennes ont démenti les informations selon lesquelles des missiles ont été abattus alors qu'ils attaquaient une base aérienne près de Homs, tôt mardi. La défense aérienne aurait bien été activée, mais il s'agissait d'une fausse alerte, ont indiqué les sources à l'agence allemande DPA.

L'agence de presse officielle Sana a annoncé mardi que la défense aérienne syrienne avait abattu des missiles qui étaient entrés dans l'espace aérien au-dessus de Homs. La télévision officielle syrienne a déclaré qu'il s'agissait d'une "agression", sans préciser qui selon elle était à l'origine de ces missiles. La base aérienne d'Al-Chaayrate qui aurait été visée avait été ciblée en avril 2017 par les États-Unis en réaction à l'attaque chimique de Khan Cheikhoun, perpétrée quelques jours plus tôt. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ainsi que la France ont mené samedi des frappes contre des positions militaires du régime de Damas, en représailles à une attaque chimique présumée une semaine plus tôt dans la ville de Douma, ultime fief rebelle dans la Ghouta.