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Les rebelles devaient commencer à quitter samedi des communes situées au nord-est de la capitale syrienne, a annoncé l'agence de presse officielle, dans le cadre d'un accord conclu avec les insurgés locaux. "Un accord a été trouvé dans la région du Qalamoun oriental prévoyant un départ des terroristes (des communes) de Rouhaiba, Jairoud et Nassiriya" à partir de samedi, a affirmé tard vendredi l'agence Sana qui désigne les rebelles par le terme de "terroristes".

Des bus sont arrivés sur place vendredi soir après la conclusion d'un accord entre les rebelles et le régime, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

La ville de Rouhaiba est située à une soixantaine de km au nord-est de Damas, et les deux autres localités se trouvent à quelques km plus au nord.

L'accord prévoit que les combattants locaux rendent leurs armes lourdes et moyennes ainsi que leurs dépôts de munitions avant d'être transférés en bus vers des zones rebelles du nord du pays, à Jarablos (province d'Alep) et dans la province voisine d'Idleb.

Les accords d'évacuation, parrainés par la Russie, se multiplient dans la région de Damas alors que le régime s'emploie à repousser les rebelles proches de la capitale.

Le régime a annoncé le 14 avril avoir reconquis intégralement la région de la Ghouta orientale, aux portes de Damas, au terme d'une offensive de près de deux mois qui a tué 1.700 civils selon l'OSDH et d'une série d'accords qui a provoqué le départ de dizaines de milliers de combattants rebelles et civils.

Cette semaine, 1.500 combattants et 3.500 civils ont également été transférés de la ville de Doumeir, à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Damas, vers Jarablos après un accord avec le groupe rebelle islamiste Jaich al-Islam.

Par ailleurs, les forces du régime pilonnent violemment depuis plus jours les derniers bastions de l'organisation Etat islamique (EI) dans le sud de la capitale, comme le camp palestinien de Yarmouk et le quartier d'Hajar al-Aswad.

Les djihadistes répliquent en tirant à l'artillerie sur des quartiers voisins, tuant des civils. Selon l'OSDH, le régime a accentué sa pression sur l'EI après l'échec de négociations sur l'évacuation de ses combattants.

Une défaite de l'organisation djihadiste à Damas permettrait à Bachar al-Assad de contrôler l'ensemble de la capitale et ses environs pour la première fois depuis 2012. Depuis 2011, la guerre civile en Syrie a fait plus de 350.000 morts et jeté des millions de personnes sur les routes de l'exil.