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Plusieurs missions diplomatiques européennes au Burundi ont contesté la version des autorités de Bujumbura, qui ont évoqué une "manipulation" et des "combines" entre l’ambassade de Belgique dans ce pays et les réseaux de passeurs et de trafic d’êtres humains à propos de la disparition d’un groupe de tambourinaires burundais en Suisse. Le gouvernement du Burundi s’était, dans un communiqué, étonné vendredi de la facilité avec laquelle l’ambassade de Belgique "a délivré des visas à des gens censés aller représenter le Burundi sans qu’ils n’aient présenté aucun document officiel, quand on sait comment l’obtention du visa Schengen n’est pas chose facile".

Selon Bujumbura, qui se fonde sur la presse suisse, 21 artistes tambourinaires burundais ayant participé à un festival à Fribourg (Suisse) se seraient "volatilisés dans la nature" après avoir reçu un visa de l’ambassade de Belgique à Bujumbura sans disposer d’autorisation de quitter le territoire. "C’est en effet au nom et en délégation des membres de la zone Schengen que la Belgique délivre des visas pour les courts séjours" en Europe et en Suisse, ont indiqué les ambassades de Belgique, de France et des Pays-Bas, la délégation de l’Union européenne et le Bureau de coopération suisse au Burundi dans une déclaration commune dont l’agence Belga a obtenu une copie samedi.

Ces cinq représentations diplomatiques assurent que la délivrance de ces visas "répond à des critères stricts qui sont appliqués avec la plus grande rigueur s’agissant d’une matière sensible tant pour le pays de départ que pour les pays hôtes de ces voyageurs […]".