International

Le parquet fédéral a ouvert une information judiciaire après les attentats de Barcelone, comme il l’avait fait après d’autres attentats à l’étranger (à Tunis et à Bamako). Tout simplement car cela facilitera les démarches des victimes belges. Aucun lien n’a d’ailleurs été relevé entre les auteurs des attentats en Espagne et la Belgique. Ceux-ci n’étaient pas connus à Bruxelles.

Par le passé, dans d’autres dossiers terroristes, on a régulièrement trouvé des ramifications entre les deux pays, ne fût-ce que pour des raisons sociologiques. “Historiquement la diaspora marocaine est en effet la plus importante dans la population musulmane en Espagne comme en Belgique”, relève ainsi l’islamologue et politologue Alain Grignard, chargé de cours à l’Université de Liège (ULg) mais aussi commissaire à la DR3, la division antiterrorisme de la police judiciaire fédérale de Bruxelles.

Premières traces du GICM à Bruxelles

M. Grignard voit les premiers liens dans cet axe Maroc-Espagne-Belgique en 1998, dans un dossier des Algériens du Groupe islamique armé (GIA), qui ont inspiré les groupes terroristes marocains.