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Thomas Hollande, fils aîné du chef de l'Etat, a affirmé mercredi à l'AFP que ses propos rapportés par Le Point au sujet de la compagne de son père, Valérie Trierweiler, "ont été déformés".

"Je démens avoir accordé une interview au Point. Les propos rapportés, dont certains sont déformés ou sortis de leur contexte, ont été tenus lors d'une conversation informelle" avec une journaliste de l'hebdomadaire, a-t-il déclaré.

Ce que le Point avait écrit

Le fils aîné du président français considère que Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, "a détruit l'image normale" que celui-ci avait "construite" en soutenant par tweet l'adversaire aux législatives de Ségolène Royal, l'ex-compagne du chef de l'Etat.

"Ce que je reproche au tweet, c'est d'avoir fait basculer la vie privée dans la vie publique", a confié à l'hebdomadaire Le Point Thomas Hollande, aîné des quatre enfants de François Hollande et Ségolène Royal.

Ce jeune avocat de 27 ans avait contribué activement à la campagne électorale de son père après avoir participé en 2007 à celle de Ségolène Royal, alors candidate du Parti socialiste à la présidentielle contre Nicolas Sarkozy, et déjà séparée de François Hollande.

Valérie Trierweiler, une journaliste de 47 ans qui partage aujourd'hui la vie du président français, avait provoqué une tempête politique en postant le 12 juin un tweet dans lequel elle apportait ses encouragements à Olivier Falorni, candidat dissident du PS face à Ségolène Royal à La Rochelle (ouest) au 2e tour des législatives.

Mme Royal, qui avait elle reçu le soutien officiel de François Hollande, avait été battue le dimanche suivant.

"Ca m'a fait de la peine pour mon père, il déteste tellement que l'on parle de sa vie privée. Ca a détruit l'image normale qu'il avait construite", a déclaré Thomas Hollande. Durant la campagne présidentielle, François Hollande avait promis d'être "un président normal".

Selon l'hebdomadaire, Thomas Hollande décrit un François Hollande "ahuri" par le tweet de sa compagne. Comme son frère et ses soeurs, il ne veut plus voir Valérie Trierweiler.

Selon Le Point, François Hollande a promis à son fils qu'il s'exprimerait publiquement sur cet incident qui a mis en lumière l'absence de statut de la "Première dame" en France. Le président français pourrait répondre à des questions sur ce sujet lors de son interview télévisée du 14 juillet, jour de la fête nationale.