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La première rencontre entre le président américain, Donald Trump, et le dirigeant nord-coréen, Kim Jong Un, aura lieu le mardi 12 juin à 9H00 à Singapour, soit 3 heures heure belge, a annoncé lundi la Maison Blanche.

"Nous nous préparons activement" pour ce sommet, a indiqué Sarah Sanders, la porte-parole de M. Trump, affirmant que des "progrès significatifs" avaient été réalisés dans les discussions avec Pyongyang.

Les démocrates américains appellent Trump à ne pas "gâcher" une occasion historique

Affirmant soutenir le sommet et oeuvrer en faveur de son succès, sept influents sénateurs de la minorité démocrate ont toutefois mis en garde Donald Trump contre toute tentation de signer un accord coûte que coûte, et l'ont appelé à impliquer le Congrès en amont de sa rencontre historique prévue le 12 juin à Singapour avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un. "A mesure que nous approchons ce qui pourrait être un sommet historique, je crains que le président n'ait pas de réelle stratégie en place sur la Corée du Nord et qu'il risque de gâcher une occasion potentiellement historique, mettant notre sécurité et celle de nos alliés en danger", s'est inquiété l'un des signataires, le sénateur Bob Menendez, plus haut responsable démocrate de la commission des Relations internationales, lors d'une conférence téléphonique. 

"Nous espérons tous que le président réussira dans sa quête de paix. Nous espérons vraiment qu'il sera capable de parvenir à un accord durable et solide. Mais le président doit être prêt à quitter la table s'il n'y a pas de possibilité d'un bon accord, et doit également être prêt à prendre le temps de construire un bon accord", a renchéri le chef des sénateurs démocrates, Chuck Schumer. Dans leur lettre, les sénateurs démocrates affirment que "tout accord allégeant implicitement ou explicitement les sanctions contre la Corée du Nord en échange de toute autre chose que la mise en oeuvre vérifiable de son obligation de démanteler ses arsenaux nucléaire et balistique serait un mauvais accord". En tête de leurs exigences, l'élimination "de toutes les armes nucléaires, chimiques et biologiques de la Corée du Nord". Les démocrates appellent la Maison Blanche à "travailler avec le Congrès durant tout processus diplomatique". Mais si l'administration Trump venait à signer un accord insatisfaisant, élus républicains aussi bien que démocrates seraient prêts à agir, veut croire Chuck Schumer. "Le président dispose d'une grande flexibilité concernant les sanctions mais le Congrès peut toujours approuver des sanctions obligatoires ou passer des lois pour empêcher le président d'utiliser son pouvoir de les lever", a-t-il affirmé.