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Le président américain Donald Trump a averti dimanche l'Iran de ne "jamais plus menacer les Etats-Unis" sous peine de "conséquences telles que peu au cours de l'Histoire en ont connues".

"NE MENACEZ PLUS JAMAIS LES ÉTATS-UNIS OU VOUS ALLEZ SUBIR DES CONSÉQUENCES TELLES QUE PEU AU COURS DE L'HISTOIRE EN ONT CONNUES AUPARAVANT", a-t-il écrit sur Twitter dans un message adressé nommément au président iranien Hassan Rouhani et rédigé entièrement en majuscules.

"NOUS NE SOMMES PLUS UN PAYS QUI SUPPORTE VOS PAROLES DÉMENTES DE VIOLENCE ET DE MORT. FAITES ATTENTION !", a-t-il poursuivi.

Ce message est intervenu après que M. Rouhani eut prévenu le dirigeant américain à "ne pas tirer les moustaches du tigre", assurant qu'un conflit avec l'Iran serait la "mère de toutes les guerres".

Ces joutes verbales rappellent les échanges que Donald Trump a eus avec le leader nord-coréen Kim Jong Un, avant que les tensions ne s'apaisent pour faire place à un sommet historique entre les deux hommes le 12 juin.

Depuis le rapprochement inattendu avec la Corée du Nord, M. Trump a fait de l'Iran son principal cheval de bataille.

La réaction de Mike Pompeo

Les Etats-Unis n'ont "pas peur" de sanctionner "au plus haut niveau" le régime de Téhéran, accusé d'être "un cauchemar pour le peuple iranien", a prévenu dimanche soir le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo. Dans un discours devant la diaspora iranienne, en Californie, il a confirmé que Washington souhaite que tous les pays réduisent leurs importations de pétrole iranien "au plus près de zéro" d'ici le 4 novembre, faute de quoi ils s'exposeront aux sanctions américaines.

Le président américain Donald Trump a annoncé en mai son retrait de l'accord international de 2015 censé empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, et le rétablissement des sanctions américains levées dans le cadre de ce texte. Mike Pompeo a appelé le monde à rejoindre sa campagne de "pression" et à tourner le dos au régime de Téhéran, alors que les alliés européens des Etats-Unis tentent par tous les moyens de sauver l'accord sur le nucléaire iranien.

"Ce n'est pas fini", a-t-il mis en garde au sujet des sanctions américaines, après avoir rappelé que les Etats-Unis avaient déjà ciblé en janvier l'ayatollah Sadegh Larijani, chef de l'Autorité judiciaire, pour violations des droits de l'Homme.

"Les dirigeants du régime, notamment ceux à la tête des Gardiens de la Révolution", l'armée d'élite iranienne, "et de la Force Qods", chargée des opérations extérieures, "doivent payer chèrement pour leurs décisions", a estimé le chef de la diplomatie américaine, à la bibliothèque présidentielle Ronald Reagan à Simi Valley.

Longuement applaudi, il a aussi affirmé le soutien de l'administration Trump aux manifestants qui protestent en Iran. Il a annoncé un renforcement de la campagne de propagande américaine avec le lancement d'une chaîne multimédia (télévision, radio, numérique et réseaux sociaux) 24 heures sur 24 en langue farsi, "afin que les Iraniens ordinaires en Iran et à travers le monde sachent que l'Amérique est à leurs côtés". Ainsi que des mesures "pour aider les Iraniens à contourner la censure sur internet".

Régulièrement soupçonné de caresser l'idée d'un changement de régime en Iran, Mike Pompeo a réaffirmé vouloir uniquement "que le régime change de manière significative son comportement, à la fois à l'intérieur de l'Iran et sur la scène mondiale", refusant de faire la distinction entre radicaux et modérés au sein de la République islamique.