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Le président américain Donald Trump, qui a refusé de condamner Moscou pour son ingérence dans la campagne présidentielle américaine lors de son sommet avec Vladimir Poutine, a dit lundi avoir une "immense confiance" dans le renseignement américain.

"Comme je l'ai dit aujourd'hui et à plusieurs reprises auparavant, j'ai une IMMENSE confiance dans MES agents du renseignement. Toutefois, je dois aussi reconnaître qu'afin de construire un avenir meilleur, nous ne pouvons pas nous tourner exclusivement vers le passé - étant les deux plus grandes puissances nucléaires mondiales, nous devons nous entendre!", a tweeté M. Trump, très critiqué jusque chez les républicains pour avoir traité son homologue russe en allié plutôt qu'en adversaire.


Le renseignement américain dénonce les "efforts russes pour saper notre démocratie"

Le directeur du renseignement américain, Dan Coats, a défendu lundi les évaluations "claires" de ses services sur une ingérence russe dans la présidentielle de 2016 et sur les "efforts en cours" de Moscou pour "saper" la démocratie américaine. "Nous avons été clairs sur nos évaluations de l'ingérence russe dans l'élection de 2016 et des efforts (russes) pour saper notre démocratie, et nous continuerons à fournir un renseignement exact et objectif pour soutenir notre sécurité nationale", a affirmé M. Coats dans un communiqué.

Plus tôt à Helsinki, le président américain Donald Trump avait refusé de condamner la Russie pour son ingérence dans l'élection qui l'a porté au pouvoir, semblant mettre sur le même plan les accusations des principales agences de renseignement américaines en ce sens et les dénégations de Vladimir Poutine.

Dan Coats, qui chapeaute les activités des services de renseignement américain, avait estimé en février devant le Sénat américain qu'il ne faisait aucun doute que la Russie considérait les élections de mi-mandat en novembre prochain "comme une cible pour des opérations d'influence".

Une Russe arrêtée pour avoir tenté d'influencer des organisations politiques américaines

Une ressortissante russe a été arrêtée pour avoir tenté secrètement d'influencer des organisations politiques américaines au profit de la Russie, notamment la NRA, le puissant lobby pro-armes, a annoncé lundi la justice américaine. Mariia Butina, 29 ans, est accusée d'avoir agi "en tant qu'agente d'un responsable d'un gouvernement étranger" pour "infiltrer des organisations" politiques "en vue de promouvoir les intérêts de la Fédération de Russie", détaille l'acte d'accusation, qui fait référence à une "organisation militant pour le droit au port d'arme".