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Quand on interviewe Donald Trump, on doit sans doute se préparer à tout. Il n’empêche qu’à la rédaction du magazine "Forbes", à qui le président américain a accordé un entretien publié mardi, on n’en revient pas de la suite que ce dernier a donnée à la polémique qui n’en finit pas d’enfler sur les relations entre le chef de l’exécutif et le secrétaire d’Etat, Rex Tillerson.

On se souvient qu’à en croire la chaîne de télévision NBC, invoquant diverses sources bien placées, le chef de la diplomatie américaine aurait traité le Président de "moron", une insulte qui se traduit par "imbécile, idiot, crétin, débile". Pressé de s’expliquer, Tillerson aurait botté en touche, déclarant qu’il n’avait pas de temps à perdre avec de telles spéculations et que tout allait bien entre Donald Trump et lui.

Le Président avait, quant à lui, affirmé sur Twitter que tout cela n’était qu’affabulation des médias continuellement mal intentionnés à son égard. C’est une antienne qu’il a reprise dans l’interview accordée à "Forbes", mais en l’agrémentant d’un prolongement pour le moins inattendu.

"Je pense que c’est une fausse information, a répété Donald Trump. Mais si [Rex Tillerson] l’a dit, je pense qu’il faudra comparer nos tests de QI. Et je peux vous dire qui va gagner."

On n’a jamais douté de la modestie du président américain. Ce qui est nouveau, c’est la confirmation implicite qu’il y a indéniablement des tensions entre le milliardaire new-yorkais et l’ancien patron d’ExxonMobil, qui doit probablement regretter le temps où il l’était.