Tunisie, Grèce, Népal: Focus sur ces touristes que rien n'effraie

Insouciants, inconscients, intrépides ou simple goût pour le risque... Mais qui sont ces touristes à qui rien ne fait peur ?

R.H.
Tunisie, Grèce, Népal: Focus sur ces touristes que rien n'effraie
©AFP

Insouciants, inconscients, intrépides ou simple goût du risque... Mais qui sont ces touristes à qui rien ne fait peur ? Ce n'est un secret pour personne, la Grèce est en train de vivre une crise économique sans précédent et une poignée de touristes ont déjà été forcés de retirer de l'argent pour les locaux sous la menace, la Tunisie a été frappée par les tueries de la plage de Sousse et du musée du Bardo, le Népal a été frappé par un violent séisme et reste fortement menacé, la Corée du sud et son voisin du nord se provoquent constamment, aucune région d'Israël (Palestine comprise) n'est à l'abri d'un attentat, etc. Pourtant, comme le relate Courrier International, il existe des touristes à qui ce type d'expérience ne fait pas peur, bien que la Grèce reste bien moins à risque que les autres pays précédemment cités et qu'il est vital de la soutenir. Le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, croit savoir que ces touristes qui "résistent à la crise sont plus intéressants que jamais" en ces temps compliqués.

D'après une étude du groupe de recherche austro-australien dirigé par Homa Hajibaba, les comportements de ces vacanciers de l'extrême s'expliquent selon trois facteurs : le goût du risque, l'aversion pour le changement et la délégation de la responsabilité. Aussi, l'expérience serait d'une importance cruciale et permettrait à ces personnes de ne pas craindre les éventuels imprévus, quels qu'ils soient.

D'autres éléments sont à prendre en considération. Par exemple, plus une personne voyage, moins elle aura peur de partir dans un pays jugé dangereux ou tout simplement en crise. Assez étonnamment, ce sont surtout les jeunes de moins de 35 ans qui n'hésitent pas à prendre le sac-à-dos pour parcourir les ruines afghanes ou les plages tunisiennes où le sang des touristes a été versé récemment... La raison ? Cette jeunesse est hyper-connectée et n'hésite pas à user de l'outil internet pour se renseigner et se documenter en profondeur sur leurs destinations.

Quoiqu'il en soit, ces touristes représentent une véritable source de bonheur et de réconfort pour ces pays touristiques à la situation obscurcie sans que cela ne soit dû à la mauvaise volonté de la population locale. "Peut-être qu'il s'agit simplement d'individus particulièrement têtus, immunisés non seulement contre la peur, mais aussi contre la (mauvaise) publicité" conclut le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung.

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