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Nidaa Tounes, parti fondé par l'actuel chef de l'Etat tunisien Béji Caïd Essebsi, a perdu mardi son statut de premier bloc parlementaire au profit de ses alliés islamistes d'Ennahda, après le départ mardi d'un groupe de députés dissidents. 

Ce développement ne remet pas en cause à court terme le soutien de la majorité parlementaire au gouvernement de Habib Essid, mais il constitue une nouvelle étape dans le délitement de Nidaa Tounes, parti déchiré par une guerre de succession depuis le départ de son chef pour la présidence fin 2014.

A l'ouverture de la séance plénière, la deuxième vice-présidente de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP), Faouzia Ben Fodha, a annoncé "la création d'un nouveau bloc, Al-Horra" ("La libre"), constitué de 22 membres.

Ces 22 députés sont démissionnaires du parti et du bloc parlementaire de Nidaa Tounes. Ils siègent pour le moment en tant qu'indépendants.

Avec la perte de ce contingent, Nidaa Tounes ne compte plus que 64 députés, contre 69 pour le parti islamiste Ennahda, qui devient en conséquence la première force à l'ARP. Al-Horra arrive en 3e position, devant l'Union patriotique libre (UPL, 16 députés) et le Front populaire (FP, 15).

La coalition gouvernementale est constituée de Nidaa Tounes, d'Ennahda, de l'UPL ainsi que d'Afek Tounes (libéral, 10), ce qui lui garantit la majorité des 217 sièges.