International Les autorités turques ont découvert samedi les restes de 13 présumés rebelles kurdes ou militants d'extrême gauche dans des fosses communes de l'est de la Turquie, ont annoncé des responsables de sécurité locaux.

Un procureur avait ordonné mercredi des fouilles à Cemisgezek, dans la province de Tunceli, afin de trouver les restes d'une vingtaine de personnes présumées appartenir au Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) et au Front révolutionnaire pour le salut du peuple (DHKP-C).

Un parent d'un des rebelles portés disparus avait demandé au procureur d'exhumer les corps à la suite de la dénonciation d'un témoin affirmant qu'ils avaient été jetés dans une fosse commune après avoir été tués lors d'affrontements avec les forces de sécurité en 1997.

Les autorités prélèveront des échantillons d'ADN sur les restes afin de les identifier, ont indiqué les autorités.

Les fouilles ont commencé à trois endroits différents autour de la ville. Selon l'agence Anatolie, les restes de sept personnes ont été trouvés à proximité du quartier général de la Police militaire.

Récemment, les restes d'une douzaine de personnes avaient été découverts dans la ville de Mutki, dans la province de Bitlis, dans le sud-est du pays. Selon l'armée turque, il s'agissait de rebelles du PKK.

La recherche de fosses communes a commencé en septembre dernier en liaison avec le procès de sept personnes, dont un ancien colonel de la police, accusées d'avoir pris part à l'exécution sommaire d'une vingtaine de personnes dans les années 90 alors que la tension dans la région était à son comble.

Quelque 45.000 personnes ont été tuées depuis le milieu des années 80 lorsque le PKK a pris les armes dans le but d'instaurer un foyer kurde indépendant dans le sud-est de la Turquie.

Le DHKP-C, un groupe d'extrême gauche, est considéré comme un allié du PKK.