International En 2015, un automobiliste de 46 ans se faisait flasher par un radar automatique en faisant, au passage, un doigt d'honneur en direction de la machine. Mardi dernier, l'homme comparaissait au tribunal. Il risque entre deux et quatre mois de prison.

L'histoire de cet automobiliste de 46 ans est assez particulière. En effet, mardi 20 mars, un conducteur français qui vit dans la Loire comparaissait au tribunal pour outrage à une personne chargée d'une mission de service public. 

Le procureur de la République a requis deux à quatre mois de prison ferme pour sanctionner l'homme qui, deux ans auparavant, avait réalisé un geste déplacé face à un radar automatique. Une histoire insolite rapportée par le quotidien Le Progrès

Il faut donc remonter au 22 mai 2015, lorsque ce conducteur se faisait flasher deux fois. D'abord en excès de vitesse au radar de Saint-Forgeux-Lespinasse, puis à celui de Bessay-sur-Allier. Contrôlé au-dessus de la limite autorisée, le conducteur n'a pas été identifié de suite car sa plaque d'immatriculation avait été trafiquée avec du ruban adhésif noir. Une fois démasqué, le conducteur a reconnu les faits et avait payé les amendes, niant cependant avoir effectué un geste déplacé: " À ce moment-là, j'étais en discussion avec ma compagne, et j'étais énervé car elle parlait de son ex-compagnon. Le doigt d'honneur lui était destiné" a-t-il expliqué au tribunal, rajoutant au passage que ce n'était pas lui qui avait maquillé le véhicule mais une autre personne à qui il avait confié la voiture. 

De son côté, l'avocat a demandé la relaxe, expliquant que son client ne pouvant être condamné pour avoir adressé un doigt d'honneur à une machine. Reste au conducteur à attendre le délibéré qui sera rendu le 3 avril prochain.