International

L'Afrique, l'Europe et les Balkans, en particulier le Kosovo, le Moyen-Orient, dont le Liban, autant de dossiers sur lesquels l'expertise de la Belgique pourrait influencer le Conseil de sécurité, où notre pays a été élu lundi membre non permanent.

Interrogé en marge du vote, le Représentant belge auprès des Nations unies, l'ambassadeur Johan Verbeke, souligne que "la Belgique va capitaliser sur la très bonne réputation dont elle jouit à l'Onu pour se forger une autorité et peser sur les débats du Conseil de sécurité." Les trois quarts des travaux du Conseil de sécurité portent sur la résolution des conflits en Afrique. "Nous sommes reconnus à l'Onu pour notre pragmatisme, notre bon sens et notre recherche du compromis. Les autres membres du Conseil nous regarderont comme ceux que l'on appelle parfois "les bâtisseurs de ponts" " , confie celui qui commande la mission belge, dont l'effectif a été renforcé de 10 personnes pour cette période importante.

Nommé à New York en septembre 2004, Johan Verbeke, 54 ans, était précédemment chef de cabinet du ministre des Affaires étrangères Louis Michel. Diplômé en Droit et en Philosophie de l'Université de Gand, et titulaire d'un Master de Droit de l'Université de Yale aux Etats-Unis, le diplomate belge a été en poste à Beyrouth en 1982, puis au Liban, au Yémen, au Burundi et au Chili. Il fut porte-parole du ministère belge des Affaires étrangères à partir de 1990, puis rejoint la présidence belge de l'Union européenne en 1993. Il vit aujourd'hui à New York avec son épouse. Ses trois enfants étudient en Belgique. (à New York)

© La Libre Belgique 2006