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Dans une lettre coécrite qu'il a publiée sur Twitter, Anatole Flahault, étudiant en M2 à l'EM Lyon qui a assisté au cours de Laurent Wauquiez, fustige le comportement de son homologue qui est à l'origine de l'enregistrement des propos du leader LR.

Pour rappel, dans l'enregistrement, diffusé vendredi soir sur TMC, M. Wauquiez accuse notamment M. Sarkozy d'avoir écouté les portables des membres de son gouvernement lors des Conseils des ministres, ou l'actuel président d'avoir mis en place une "cellule de démolition" de François Fillon durant la campagne.

Pour sa part, l'étudiant est clair: les échanges ont été "cash", sans langue de bois, comme cela avait été établi dès le début du cours.

La lettre postée sur Twitter:

Nos confrères du Figaro sont parvenus à le joindre afin d'en savoir davantage. Voici ce qu'il en ressort principalement:

"Honnêtement, l’objectif n’était vraiment pas qu’il nous vende son programme. Le public allait de la droite souverainiste à la gauche anarchiste, donc il aurait eu du mal à faire consensus et je ne pense pas que quiconque ait d’avantage envie de voter Laurent Wauquiez maintenant. L’idée, c’était qu’il nous présente les rouages internes de la vie politique sans langue de bois, et c’est ce qu’il a fait. On s’attendait tous clairement à ce qu’il aborde ces sujets-là, c’était le deal [...] D’emblée, il a dit: 'Vous serez cash avec moi, je serai cash avec vous.' ", débute l'étudiant tout en assurant que "en sortant, quel que soit le bord politique, tout le monde s’est dit: 'C’était un cours de dingue'."

Il poursuit ses propos en les axant sur la plainte contre Gérard Darmanin et les écoutes supposées de Nicolas Sarkozy. "Honnêtement, c’était des réponses à des questions. On abordait surtout des sujets liés à l’actualité, alors comme une enquête avait été ouverte le mardi contre Gérald Darmanin, quelqu’un a demandé: «Est-ce qu’il peut tenir?» Pour Nicolas Sarkozy, il parlait de lui de façon très sympa pendant tout le cours, mais il a fini par donner ses infos, se croyant très libre de pourvoir parler, dans un respect qu’il pensait mutuel."

Anatole Flahault précise qu'il ne connaît pas l'identité de l'étudiant responsable de l'enregistrement des propos tenus par Laurent Wauquiez.