International Le conducteur de la camionnette utilisait l’application lors de l’impact avec un camion.

Un terrible drame s’est joué ce mardi sur une route près de Budapest, en Hongrie. Une camionnette transportant neuf personnes est entrée en collision frontale avec un camion. Le conducteur roumain du van et ses passagers, de même nationalité, sont décédés suite à l’accident. Il s’agissait d’ouvriers agricoles rentrant au pays après avoir travaillé une saison en Slovénie. Une session Facebook Live du chauffeur de la camionnette est à l’origine de l’accident, selon plusieurs médias roumains. La police hongroise enquête actuellement toujours sur les circonstances exactes de l’accident.

Ce violent et terrible drame rappelle que ce genre d’accident de la route lié aux smartphones n’est pas nouveau. Deux jeunes s’étaient crashés en Belgique l’été dernier en réalisant le même type de vidéo avec la célèbre application. Les occupants avaient percuté un arbre après avoir raté un virage à plus de 200 km/h à hauteur de la localité de Diepenbeek près de Hasselt.

L’utilisation des applications pose donc toujours la ques tion du téléphone au volant. Plus d’un jeune de moins de 34 ans sur cinq utilise au moins une fois son smartphone lors de chaque trajet, selon la dernière enquête en la matière de l’institut Vias. Six pour cent des j eunes l’utilisent même systématiquement plus de trois fois par trajet. De manière générale, plus de huit personnes interrogées sur dix l’utilisent occasionnellement. Les deux applications les plus utilisées par les jeunes au volant sont Facebook et Whatsapp, toujours selon l’étude. "On sait qu’avec le temps, l’utilisation des téléphones a évolué. Aujourd’hui, on ne fait pas que téléphoner avec son GSM. Il y a eu pas mal de campagnes concernant le téléphone au volant, mais on ne voit pas forcément de baisse significative. Donc c’est inquiétant, mais dans le même temps cette problématique a toujours existé. Elle a aujourd’hui évolué avec le développement des smartphones", explique le porte-parole de Vias, Benoît Godart.

Le phénomène reste difficile à empêcher car les contrôles sur le fait ne sont pas simples à mettre en place, estime Vias. La solution pourrait résider dans les caméras ANPR qui ont la capacité de détecter les plaques d’immatriculation, mais également l’environnement de la voiture.

Pour rappel, une amende pour l’utilisation du téléphone au volant, peu importe la modalité, est de 116 euros.