International L'inspecteur Darren McKie, 43 ans, a été reconnu coupable d'avoir assassiné sa femme et de s'être débarrassé du corps en le jetant dans un lac.

Le 29 septembre dernier, le corps de Mme McKie était retrouvé sans vie au lac Poynton, dans le Cheshire (Royaume-Uni). La femme de 39 ans a, d'après les constations des enquêteurs, été étranglée jusqu'à ce que mort s'en suive. Qu'est-ce qui a poussé l'inspecteur à perpétrer un tel acte sur sa femme... qui était également sa collègue à la Greater Manchester Police ?

D'après les premières constatations, le couple était en proie à d'importants problèmes financiers et était endetté à hauteur de 100.000£ (l'équivalent d'environ 115.000 euros). Les procureurs ont déclaré que le ménage vivait "bien au-dessus de ses moyens" et que c'est lorsque Mme McKie a découvert qu'une nouvelle demande de prêt conjointe de 54.000£, avec sa propre signature falsifiée, avait été effectuée que tout a basculé. Ce n'était pas la première fois que l'inspecteur de 43 ans agissait de la sorte.

Le jour de la mort de Mme McKie, son mari était au "poste" et a reçu un SMS de son épouse lui affirmant qu'elle avait était au courant de sa nouvelle incartade. "Vers 11h30, l'inspecteur a quitté son poste abruptement. A son arrivée à son domicile, il a étranglé sa femme pendant au moins une minute, entraînant sa mort", explique le procureur.

Par la suite, Mr McKie a joué au chat et à la souris avec la police. Il a tout d'abord coupé le signal de son téléphone afin que son itinéraire ne soit pas retracé. Comme dans l'affaire Alexia Daval, le mari a ensuite envoyé des SMS depuis le téléphone de sa femme afin de maquiller son implication et de masquer ses traces. Après avoir jeté le corps dans le lac Poynton, il a pris soin de se débarrasser de ses chaussures. Elles ont été retrouvées dans une poubelle à roulettes avec de légères traces de sang appartenant à sa femme ainsi que de la terre issue du lac.

Face aux nombreux éléments incriminant, et après avoir défendu qu'il s'agissait d'un assassinat perpétré par une autre personne que lui, l'inspecteur va finalement être condamné ce mardi. "C'est un lâche et il a refusé d'admettre sa responsabilité pour ses actes tout au long du processus. C'est un cas tragique, nous avons ici trois enfants qui se retrouvent sans mère mais aussi sans père, à cause de ses actions."