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L'oligarque géorgien et opposant, propriétaire de la chaîne Imedi, Badri Patarkatsichvili, a retiré jeudi sa candidature pour la présidentielle anticipée du 5 janvier. "Je partage les vues des leaders de l'opposition et j'ai décidé de me retirer de la course présidentielle", a déclaré M. Patarkatsichvili dans une allusion aux accusations de l'opposition selon lesquelles l'élection ne serait pas équitable.

L'annonce a été faite au lendemain de la décision de la chaîne Imedi de suspendre ses émissions dans une "situation politique extrêmement tendue". Six journalistes d'Imedi ont quitté mercredi la chaîne. "Les événements des derniers jours sont inacceptables pour nous parce que le propriétaire de la chaîne y est impliqué. Nous craignons que notre liberté journalistique puisse être mal utilisée", ont-ils souligné dans une déclaration.

Le parquet général a accusé lundi un proche collaborateur de M. Patarkatsichvili de projeter de renverser le président sortant Mikheïl Saakachvili s'il était réélu. Badri Patarkatsichvili, considéré comme l'homme le plus riche de Géorgie et financier de l'opposition, est lui-même soupçonné par le parquet général d'avoir voulu renverser le pouvoir au cours des manifestations de l'opposition entre les 2 et 7 novembre, réprimées par le pouvoir. Ces manifestations avaient provoqué l'instauration de l'état d'urgence pendant neuf jours et la convocation d'une présidentielle anticipée.

Levan Berdzenichvilii, l'un des leaders du Parti républicain (opposition) a salué cette décision estimant qu'elle augmenterait les chances de l'opposant Levan Gatchetchiladzé face au président sortant Mikhaïl Saakachvili : "Les autorités tentaient de montrer qu'il y avait une bataille entre le bien incarné par Saakachvili et le mal Patarkatsichvili. Elles ne seront plus capables de poursuivre ce spectacle ridicule." (AFP)

Le chef du gouvernement italien Romano Prodi, en grave difficulté avec une majorité qui s'effrite, a tenté de rebondir en dressant un bilan flatteur de son activité en 2007 sur le plan économique et de la politique étrangère. "L 'Italie est un pays qui a repris sa marche et est sorti de l'état d'urgence" économique qui le caractérisait ces dernières années. "Le taux de chômage est de 5,6 pc et il n'a jamais été aussi bas au cours des 25 dernières années."

Le chef du gouvernement a aussi revendiqué le rôle important de l'Italie dans la récente adoption d'un moratoire à l'Onu sur la peine de mort ou "le professionnalisme et l'humanisme de nos militaires" déployés en Afghanistan, au Liban ou au Kosovo. Mais ce bilan flatteur, agrémenté de promesses de réformes en 2008, ne peut pas masquer les graves difficultés dans lesquelles M. Prodi se débat, particulièrement au Sénat, où sa majorité de 2 voix pourrait disparaître après la défection annoncée de plusieurs sénateurs. Il a clairement mis en garde ses alliés, assurant qu'une éventuelle chute de son gouvernement ne pouvait que porter à des élections anticipées, alors que le centre-gauche est au plus bas dans les sondages en raison des mesures économiques impopulaires prises par le gouvernement pour redresser les comptes publics. (AFP)