"Un peu plus d'élan dans les négociations" avec la Grèce
Le président de la BCE Mario Draghi a notamment réclamé des réformes "chiffrées", dont "l'impact budgétaire" soit bien soupesé.
- Publié le 20-04-2015 à 08h54
- Mis à jour le 20-04-2015 à 08h53

Les négociations entre la Grèce et ses créanciers ont connu récemment "un peu plus d'élan" que les semaines précédentes, a estime Poul Thomsen, l'économiste du Fonds monétaire international (FMI) en charge de l'Europe, dans un entretien publié lundi.
"Depuis quelques jours, il y a un peu plus d'élan dans les négociations entre le gouvernement grec et les trois institutions", à savoir le FMI, l'Union européenne et la Banque centrale européenne (BCE), a confié M. Thomsen dans une interview au Handelsblatt, le quotidien allemand des affaires.
"C'est un bon développement et cela donne une raison d'espérer", a-t-il jugé.
Pour autant, "nous faisons des progrès mais nous sommes encore loin du but. Les négociations doivent clairement prendre plus de vitesse, si un accord doit réussir en temps voulu", a-t-il ajouté.
La Grèce a été mise sous pression samedi depuis Washington, où se tenait les assemblées semi-annuelles du FMI et de la Banque mondiale. De nombreuses voix européennes et américaines l'ont pressée de présenter son programme de mesures budgétaires pour continuer à recevoir l'aide internationale dont elle a besoin pour ne pas faire défaut sur sa dette.
Le président de la BCE Mario Draghi a notamment réclamé des réformes "chiffrées", dont "l'impact budgétaire" soit bien soupesé.
Athènes doit présenter ces mesures pour obtenir la dernière tranche d'aide prévue de son programme de soutien, s'élevant à 7,2 milliards de dollars. Cet argent lui est vital pour faire face à ses obligations de paiement sur sa dette. Avec les ressources actuelles d'Athènes, "peut-être que cela suffira jusqu'à juin", a avancé M. Thomsen. "Les remboursements qui attendent ensuite la Grèce sont très lourds", a-t-il rappelé.
Le gouvernement de gauche radicale est lui aussi confiant jusqu'à l'été, mais pas au-delà. Si un accord n'est pas trouvé d'ici juin, "tout prendra un tour beaucoup plus difficile", a reconnu dimanche le vice-Premier ministre grec Ioannis Dragasakis.
