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Amaya Coppens, une Belge étudiante en médecine et dirigeante du mouvement "Movimiento Estudiantil 19 de Abril" de León (Nicaragua), a été arrêtée par la police lundi soir et emmenée vers la Direction de l'aide juridique à Managua. Un jeune homme a aussi été arrêté par les forces paramilitaires, rapporte mardi le journal local La Prensa. Selon plusieurs dirigeants du mouvement, les jeunes ont été emmenés à la maison provinciale du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) à Leon, puis transférés à la Direction de l'aide juridique connu sous l'appellation "El chipote" à Managua.

Selon des informations de la police locale, relayées par le journal La Prensa, Amaya Coppens sera poursuivie pour "terrorisme, séquestration, incendie et autres délits". La police aurait aussi trouvé une arme à feu et des coupures de dollars.

La jeune Belge est la quatrième dirigeante d'un mouvement étudiant arrêtée par la police pour avoir protesté contre le régime de Daniel Ortega et avoir réclamé l'autonomie de l'université UNAN de Leon.

La contestation gronde depuis plusieurs mois au Nicaragua. Dimanche dernier, des milliers de Nicaraguayens ont manifesté à Managua pour exiger la libération des "prisonniers politiques" et le départ du président Daniel Ortega, cible depuis avril d'un mouvement de protestation.

L'ancien guérillero Daniel Ortega, 72 ans, est accusé par ses opposants d'avoir mis en place une dictature marquée par la corruption et le népotisme avec son épouse et vice-présidente Rosario Murillo.

Des centaines de personnes ont été incarcérées et sont poursuivies pour s'être opposées au régime d'Ortega.