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La fissure dans la paroi du réservoir de boue toxique qui a provoqué lundi la plus grande catastrophe écologique de l'histoire de la Hongrie, ne s'est pas agrandie et les risques d'une deuxième inondation ont diminué, a déclaré dimanche un responsable.

"La fissure sur le côté nord du réservoir s'est stabilisée, les réparations sont en cours et nous n'avons pas décelé de nouvelles fissures", a précisé à l'AFP le chef des Services anticatastrophe, Tibor Dobson.

Il a souligné qu'une nouvelle digue était en construction à Kolontar, dont les fondations ont été réalisées samedi. "Et aujourd'hui dimanche des dizaines d'ouvriers travaillent d'arrache-pied à l'élargissement et au surélèvement de cette digue, a-t-il ajouté, en indiquant que le beau temps favorisait les travaux.

Au total, quelque 900 ouvriers et experts sont engagés dans les différents travaux de reconstruction, déblaiement et nettoyage. A ce chiffre s'ajoutent entre 700 et 800 volontaires.

Selon le dernier bilan provisoire des autorités hongroises sur la catastrophe du 4 octobre, sept personnes ont trouvé la mort, 150 ont été blessées, dont deux sont dans un état critique, et une est toujours portée disparue.

D'après les derniers résultats des analyses des échantillons d'eau prélevés dans le Danube samedi soir par le Service des Eaux révélaient une légère diminution de la pollution: sur une échelle allant de 1 à 14, la normale étant à 8, le taux PH (taux alcalin et d'acidité) était de 8,3 samedi dans la rivière Marcal, de 8,37 dans la Raab, un affluent direct du Danube, et de 8,24 dans le 2e plus grand fleuve d'Europe après la Volga.

Cependant, pour les organisations écologistes Greenpeace et le Fonds mondial pour la protection de la nature (WWF), l'écosystème du Danube reste menacé, notamment à plus long terme, tant en ce qui concerne la faune que la flore.

Le 4 octobre, pour une raison qui reste encore à établir, une marée de bouge rouge hautement toxique issue d'un réservoir fissuré de l'usine de bauxite-aluminium d'Ajka (à 160 km à l'ouest de Budapest), exploitée par le groupe hongrois MAL, s'était déversée comme un raz-de-marée sur 40 km2, détruisant l'écosystème des rivières Torna et Marcal et atteignant, sous une forme diluée, la Raab, puis le Danube lui-même.