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Une femme qui s'était fait passer pour une victime du 13 novembre 2015 en France, avait touché 25.000 euros d'indemnisation et été embauchée par une association de victimes, a été condamnée jeudi à quatre ans et demi de prison ferme. En février 2016, cette femme âgée aujourd'hui de 49 ans, déjà condamnée trois fois pour escroquerie, s'était déclarée victime de l'attaque contre la salle de spectacles parisienne du Bataclan. Dans sa plainte aux policiers, elle racontait "les balles qui lui sifflaient aux oreilles" dans la salle de concert, un récit qui n'était en fait qu'un "patchwork" de ceux de vrais victimes.

Car l'affabulatrice avait rejoint l'association de victimes Life for Paris dès sa création, en décembre 2015, où elle s'était présentée comme proche de victime.

Bénévole pour l'association, elle avait falsifié des justificatifs, dont une facture du concert, afin de se faire reconnaître comme victime.

Grâce à ce statut obtenu quelques mois plus tard, elle touchera 25.000 euros du Fonds de garantie des victimes de terrorisme et plus de 13.000 euros de l'Assurance maladie. Elle a également tenté de tromper la mairie de Paris, auprès de laquelle elle a demandé un logement social par deux fois, en vain.

Celle qui était décrite comme un des "piliers" de l'association sera finalement embauchée pendant neuf mois, avant que l'association ne commence à avoir des suspicions, et finisse par la dénoncer aux autorités à l'automne 2017.

Le 13 novembre 2015, 130 personnes sont mortes et plusieurs centaines ont été blessées dans une série d'attentats à Paris et Saint-Denis, dans la banlieue.

Au total, onze personnes ont été condamnées pour tentative d'escroquerie et deux pour escroqueries entre le 21 novembre 2016 et le 1er décembre 2017.

En décembre, un homme qui s'était fait passer pour une victime du Bataclan avait été condamné à six mois de prison ferme.