International Donald Trump peut tenir sa promesse grâce à une loi de 1995. Du moins, sur papier.

Donald Trump en a fait l’une de ses priorités : il déplacera l’ambassade des Etats-Unis en Israël de Tel Aviv à Jérusalem. La promesse a de quoi déconcerter tous les observateurs de la région car un tel déménagement de la représentation américaine aura forcément des conséquences importantes sur la position officielle des Etats-Unis à l’égard de l’Etat hébreu. Voire sur l’ensemble de la région. Washington reconnaîtrait de facto Jérusalem comme la "capitale indivisible et éternelle" d’Israël, ce que le nouveau président et le nouvel ambassadeur nommé, David Friedman, ont tous deux soutenu.

Afin de prendre au mot Donal Trump, trois sénateurs républicains, dont deux de ses concurrents malheureux dans la course à l’investiture, Ted Cruz et Marco Rubio, ont déposé le 3 janvier un projet de loi appelant M. Trump à reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël et à procéder au déménagement de l’ambassade. Le projet affirme même : "La politique américaine devrait être de reconnaître Jérusalem comme la capitale indivisible de l’Etat d’Israël, à la fois en droit et de fait."

Mais le nouveau Président a-t-il vraiment le pouvoir de tenir cette promesse ? La réponse est non seulement oui, mais, pour y parvenir, il ne doit absolument rien faire… Contrairement à ses prédécesseurs. Car, depuis plus de vingt ans, tous les présidents américains reportent l’exécution d’une loi de 1995, qui prévoit le déménagement de l’ambassade américaine de Tel Aviv vers Jérusalem.

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