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Les prétendants à l'investiture républicaine pour la présidentielle américaine de novembre 2016 se sont engagés jeudi à revenir sur l'accord nucléaire conclu en juillet avec l'Iran, jurant un soutien sans équivoque à Israël devant un rassemblement de républicains juifs à Washington. 

"Ceux qui ont hâte de faire des affaires avec l'Iran doivent savoir qu'au début de mon mandat, je réimposerai les sanctions que le président Obama entend suspendre", a déclaré le sénateur Marco Rubio, troisième des sondages des primaires, à ce rassemblement annuel organisé par la Coalition juive républicaine, une organisation financée par le milliardaire et magnat des casinos Sheldon Adelson.

Les 14 candidats républicains aux primaires devaient également participer à cette réunion, signe de l'influence de l'homme d'affaires dans le monde conservateur.

"Si je suis élu président, le premier jour de mon mandat, je déchirerai en mille morceaux cet accord nucléaire iranien catastrophique", a également promis le sénateur ultra-conservateur Ted Cruz.

Comparant l'accord international conclu en juillet par les grandes puissances et Téhéran à la reculade de Munich en 1938 face à Adolf Hitler, et Barack Obama à l'ancien Premier ministre britannique Neville Chamberlain, Ted Cruz a juré d'avoir "la force d'âme de dire à l'ayatollah Khamenei sans équivoque: soit vous arrêtez votre programme nucléaire militaire, soit nous l'arrêterons pour vous".

Et, acclamés par les participants, Marco Rubio et Ted Cruz ont chacun répété la vieille promesse conservatrice de déménager l'ambassade américaine en Israël de Tel Aviv à Jérusalem.

Marco Rubio a également qualifié d'"antisémitisme" la récente décision de l'Union européenne sur l'étiquetage des produits fabriqués dans les territoires occupés.

"Des lois discriminatoires qui s'appliquent uniquement aux juifs sont en train d'être inscrites dans le droit européen pour la première fois depuis plus d'un demi-siècle", a-t-il noté, très applaudi.

Seule fausse note de la matinée, le sénateur Lindsey Graham, fervent ami d'Israël, a consacré une grande part de son discours à dénoncer l'extrémisme de Ted Cruz et du milliardaire Donald Trump sur l'immigration et les questions de société comme l'avortement.

Les deux hommes, comme la plupart des conservateurs, souhaitent expulser les quelque 11 millions de clandestins présents aux Etats-Unis, et interdire l'avortement sans exception y compris après un viol ou un inceste.

"Vous croyez que vous gagnerez l'élection avec ce genre de conneries?", a lancé Lindsey Graham.

Donald Trump, qui est depuis l'été en tête des sondages des primaires, était attendu en fin de matinée au même forum.