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Après avoir remporté quatre des cinq primaires organisées mardi dans l’Est des Etats-Unis et n’avoir laissé que des miettes à son adversaire Bernie Sanders, qui a gagné dans le seul Rhode Island, Hillary Clinton peut désormais considérer que les jeux sont faits et qu’elle sera en novembre la première femme à briguer la présidence du pays. Il reste désormais 1 206 délégués démocrates à attribuer et il ne lui en faut plus que quelque deux cents pour franchir le seuil des 2 383 nécessaires à l’investiture. On comprend qu’elle ait appelé mardi soir le parti à se rassembler derrière elle, même si son concurrent semble décidé à poursuivre la lutte jusqu’au bout - ce que Mme Clinton avait elle-même fait au demeurant quand elle affrontait Barack Obama en 2008.

Son probable adversaire républicain dans la course à la Maison-Blanche, Donald Trump, a des raisons comparables de se réjouir, quand bien même la suite de l’aventure n’est pas marquée pour lui du même sceau de la certitude absolue. Il l’a emporté partout mardi, ce qui n’est en soi pas réellement surprenant parce que les cinq Etats en jeu (Pennsylvanie, Maryland, Delaware, Connecticut et Rhode Island) présentaient un profil électoral comparable à l’Etat de New York où le milliardaire avait triomphé le 19 avril. Ce qui est remarquable, en revanche, et de bon augure pour lui, c’est la marge avec laquelle il s’est imposé. Donald Trump a allègrement dépassé la barre des 50 % des suffrages, distançant souvent de trente points ses deux derniers rivaux, Ted Cruz et John Kasich, et ne leur laissant en fin de compte qu’une maigre poignée de délégués alors qu’ils avaient solennellement scellé dimanche soir une alliance pour barrer la route à l’homme d’affaires new-yorkais.