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Le président français Emmanuel Macron a quitté vendredi l’Elysée pour deux semaines de vacances au fort de Brégançon, qui retrouve ainsi sa fonction de résidence présidentielle d’été après avoir été délaissé ces dernières années. Son séjour a débuté par la réception de la Première ministre britannique Theresa May qui, après une réunion de travail, a passé la soirée à Brégançon pour un dîner privé offert par le couple Macron.

Ils ont profité ainsi du cadre majestueux qu’offre cette demeure fortifiée qui domine les eaux turquoise de la Méditerranée à Bormes-les-Mimosas (Var), à mi-chemin entre Marseille et Nice.

Perchée sur un piton rocheux, la bâtisse n’est accessible que par une étroite digue artificielle. Elle est protégée des regards par de hauts murs et les massifs de bougainvilliers et de mimosas. "Pour Emmanuel Macron, un président qui travaille est à l’Elysée et un président en vacances est à Brégançon", résume le journaliste Guillaume Daret, qui vient de publier "Le fort de Brégançon, histoire, secrets et coulisses des vacances présidentielles" (Editions de l’Observatoire). Il n’en a pas été toujours ainsi. Devenu une résidence officielle il y a cinquante ans, le fort n’a pas été apprécié par tous les huit présidents de la Ve République. C’est le cas notamment des deux derniers, Nicolas Sarkozy et François Hollande, qui y ont peu séjourné - sa gestion avait été confiée au Centre des monuments nationaux (CMN) pour l’ouvrir au public tout l’été.

Depuis, l’Elysée a repris la gestion directe du fort et assume désormais le financement du site pour une enveloppe annuelle de 150 000 euros, en baisse par rapport aux 200 000 euros budgétisés ces dernières années.

Le fort a bénéficié ces derniers mois de travaux électriques et de peinture, ainsi que de remise au niveau de la cuisine. "Le bâtiment n’a rien de luxueux, d’ostentatoire. Il ressemble à une demeure bourgeoise provençale laissée dans son jus, avec ses murs blancs et ses tomettes au sol. Ce sont les jardins et la vue à 360 degrés qui sont vraiment exceptionnels", témoigne Guillaume Daret. Une polémique a été déclenchée en juin par l’annonce de l’installation d’une piscine hors-sol pour un coût déclaré de 34 000 euros. L’Elysée a assumé cette décision, affirmant qu’elle allait permettre des économies sur la surveillance de la petite plage privée située au pied du fort - souvent visée par les paparazzi.

Stoppées depuis mardi, les visites touristiques du site reprendront début septembre, selon le syndicat d’initiative de Bormes-les-Mimosas.

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