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Les Etats-Unis ont engagé la révocation du visa des Saoudiens impliqués dans le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat de son pays à Istanbul début octobre, a indiqué mardi le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo.

"Ces sanctions ne seront pas les dernières", a-t-il déclaré à des journalistes.

Le président américain Donald Trump a estimé mardi que le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi dans le consulat d'Arabie saoudite à Istanbul avait donné lieu à "l'une des pires opérations de dissimulation de l'histoire". "Ils avaient un très mauvais projet à l'origine, il a été très mal exécuté et l'opération de dissimulation a été l'une des pires de l'histoire des opérations de dissimulation", a déclaré M. Trump depuis le Bureau ovale.

"Cela n'aurait jamais du être envisagé", a-t-il ajouté. "Celui qui a eu cette idée, quel qu'il soit, est dans une situation très difficile", a-t-il encore dit.

Interrogé sur la réaction du président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a appelé à punir les "commanditaires" de ce "meurtre sauvage", M. Trump a jugé qu'il avait eu un ton "dur" envers l'Arabie saoudite.

Le président des Etats-Unis croit-il à la version donnée par les Saoudiens ?

"Je veux d'abord connaître les faits", a-t-il répondu, tout en soulignant combien Ryad était un "excellent allié" des Etats-Unis depuis des décennies et rappelant qu'il était "l'un des principaux investisseurs aux Etats-Unis".

Agé de 59 ans, Jamal Khashoggi, un éditorialiste qui collaborait avec le Washington Post, a été tué le 2 octobre dans le consulat de son pays à Istanbul, où il s'était rendu pour obtenir des documents administratifs en vue de son prochain mariage.

Faisant un point sur l'enquête, M. Erdogan a décrit un "meurtre sauvage" qui a été "planifié" pendant plusieurs jours et mis à exécution par une équipe de "15 agents".

Sans impliquer nommément le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, dit "MBS" et régulièrement critiqué par Khashoggi, M. Erdogan a souligné l'importance de punir "toutes les personnes impliquées, des exécutants aux commanditaires" de ce meurtre.

Il faut "mettre au jour les responsabilités de chacun dans cette affaire, du plus haut niveau au plus bas"", a insisté le chef de l'Etat turc, qui a proposé de juger à Istanbul les 18 suspects arrêtés par Ryad.