International La séquence actuelle relative à l’usage d’armes chimiques dans le conflit en Syrie rappelle beaucoup celle d’il y a quinze ans, concernant la présence des fameuses "armes de destruction massive" en Irak. En février 2003, le secrétaire d’Etat américain Colin Powell présentait devant le Conseil de sécurité de l’Onu les "preuves" américaines que l’Irak de Saddam Hussein disposait de telles armes, lesquelles constituaient un danger absolu pour les pays situés en dehors de "l’axe du mal" (Irak, Iran et Corée du Nord). Le mois suivant, une coalition menée par Washington attaquait l’Irak sur base d’un argumentaire dont on apprendra par la suite qu’il était faux.