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Les États-Unis ont confirmé jeudi préparer un deuxième train de sanctions économiques "très sévères" contre la Russie après l'attaque à l'agent chimique Novitchok au Royaume-Uni, affirmant que Moscou ne s'était pas encore plié à leurs conditions. 

L'administration de Donald Trump a déjà imposé une première série de sanctions en août après être parvenue à la conclusion que les autorités russes étaient derrière l'empoisonnement au printemps en Angleterre de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia. Ces mesures portent sur l'exportation de certains produits technologiques, comme des appareils ou de l'équipement électroniques, et sur les ventes d'armes à la Russie.

Sur la base d'une loi de 1991 sur les armes chimiques, Washington a alors donné 90 jours à la Russie, jusqu'à fin novembre, pour déclarer qu'elle n'utilise plus d'armes chimiques ou biologiques, s'engager à ne plus le faire à l'avenir et autoriser des inspections pour s'assurer de leur élimination. Faute de quoi, de nouvelles sanctions "draconiennes" seront décrétées, avait prévenu en août l'administration américaine.

Si Moscou ne respecte pas les conditions américaines, "le deuxième train de sanctions est imposé par la loi, nous allons le mettre en place", a déclaré jeudi la secrétaire d'État américaine adjointe chargée des Affaires économiques, Manisha Singh, devant une commission parlementaire à Washington. Les nouvelles mesures "incluront des sanctions bancaires, l'interdiction de se procurer des articles de défense, toute forme d'aide étrangère, il y a une longue liste de choses", a-t-elle précisé.

En août, un responsable américain avait évoqué la possible interdiction des aéroports américains aux compagnies aériennes russes voire la suspension des relations diplomatiques entre les deux pays.

L'annonce de la première série de sanctions, bien que limitée, avait suffi à faire chuter les marchés financiers russes et le rouble.