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Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé mardi les belligérants au Yémen à rétablir le cessez-le-feu et à participer aux prochains pourparlers de paix malgré la crise irano-saoudienne. 

Les 15 pays membres "ont demandé instamment aux parties de rétablir un cessez-le-feu significatif et durable", a déclaré à la presse l'ambassadeur d'Uruguay Elbio Rosselli à l'issue de consultations à huis clos du Conseil.

L'Uruguay préside le Conseil au mois de janvier.

Les 15 pays, a ajouté l'ambassadeur, "ont exhorté les parties (yéménites) à participer au nouveau round de négociations à la mi-janvier (...) sans condition préalable et de bonne foi". Ils ont exprimé leur "grave inquiétude" devant l'aggravation de la situation humanitaire dans le pays et demandé aux belligérants de faciliter la distribution des vivres et des secours à la population.

La rupture des relations diplomatiques entre Ryad et Téhéran, deux acteurs majeurs de la guerre civile au Yémen, fait craindre que les efforts de règlement pacifique de ce conflit ne déraillent.

Le médiateur de l'ONU au Yémen Ismaïl Ould Cheikh Ahmed doit se rendre mercredi à Ryad pour tenter de rétablir le cessez-le-feu, jamais totalement respecté.

"Nous espérons que les acteurs régionaux qui ont une influence au Yémen (..) engageront un dialogue et éviteront que cette situation n'aie un impact négatif ailleurs", a commenté M. Rosselli.

L'Arabie saoudite a pris la tête d'une coalition militaire arabe qui soutient le gouvernement yéménite dans sa lutte contre des rebelles chiites houthis appuyés par l'Iran.

L'ambassadeur saoudien à l'ONU Abdallah al-Mouallimi avait estimé lundi que la crise avec l'Iran "ne devrait avoir aucun effet" sur les efforts de paix en Syrie et au Yémen. Mais il a appelé une nouvelle fois les Houthis à "appliquer la résolution 2216" de l'ONU qui leur enjoint de se retirer des territoires qu'ils ont conquis depuis le début de la guerre civile.